Cardigan Bergen

…Et première présentation de couture pour cette année : le cardigan Bergen de la marque de patrons Anne Kerdilès Couture.

C’est une marque que j’aime beaucoup pour l’épure dans la présentation, les modèles en apparence basiques, mais aux détails charmants. Je vous ai déjà parlé ici de la blouse Milan, le premier modèle de la marque que j’ai cousu.
J’ai par la suite cousu la blouse Cézembre, aussi très agréable à réaliser et à porter.

Et puis récemment, après une visite chez Guthrie & Ghani, j’ai ramené deux petits coupons d’un molleton bleu marine et orange, que j’ai tout de suite imaginé en gilet doudou confortable. Ma première idée à été le gilet Monceau de Cozy Little World, le patron que j’ai le plus rentabilisé 🙂 A l’époque, il coutait 3 euros et j’ai réalisé deux gilets Monceau et quatre sweats Courcelles.

Ceci dit, j’avais envie d’une petite touche de féminité et j’ai jeté mon dévolu sur le Cardigan Bergen d’Anne Kerdilès Couture. Il présente des plis sur ses emmanchures raglan et une forme arrondie en bas du corps. Seul hic selon moi, on ne voit pas que les manches sont séparées en quatre : il y a donc une couture sous la manche, mais aussi une sur le dessus. Sûrement une histoire de structure du vêtement. On peut le voir sur les photos des réalisations, mais pas sur le dessin technique du modèle.

Bref, conquise par cette marque, je me lance tête baissée dans la couture : préparation du patron en taille 36, découpe du tissu (…à se donner la migraine dans mes deux coupons rikiki), et deux trois coups de surjeteuse.

Les instructions données sont très claires et aucun souci ne se pose (à part que j’ai cousu mes plis bizarrement la première fois, mais ça, c’est mon cerveau qui ne sait pas toujours intégrer les informations reçues) – On obtient très vite un cardigan ! … Mais mais…Alors que sur les précédents patrons, le tombé était parfait et le sizing excellent (36 pour moi), je me retrouve avec un gilet bien trop grand pour moi. Long certes, mais surtout bien trop de matière au niveau des manches. Je rabote, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois…hum ! C’est finalement pratique cette couture de dessus de manche…  

Un peu déçue, je l’abandonne sur ma table de couture le temps des fêtes et le finirai en janvier. Je trouve cette couture des épaules malheureuse car elle donne un effet trop arrondi aux biscotos.
Je ne lui ai pas fait de boutonnières : je pense finalement lui laisser son côté grosse veste. C’est un peu dommage car j’adorais ce tissu, c’était un gros coup de coeur.

….Comme je suis (si peu) têtue, j’avais dans l’idée dans offrir un à ma belle-mère pour Noël. J’ai donc fait quelques modifications (nous faisons la même taille) et cette seconde version est un peu ma toile pour la suite 🙂

La déception du deuxième essai vient juste du tissu : je voulais absolument du marine et je n’ai pas trouvé de molleton mais un tissu Polyester. Les photos ne sont pas très claires, mais l’on voit une chose : le fit est meilleur et correspond à un 36 ! Youpi !

Voici donc les modifications effectuées :

  • Enlever 2 cm de hauteur aux devants, dos et parementure (la ligne de modification est indiquée sur le patron)
  • Enlever 2 cm de largeur sur chaque partie de manche

Lors d’une virée à Mondial Tissus, j’ai donc choisi un coupon de molleton vert sauge/amande/doux? d’un mètre. Oui, ça passe. Il faut prendre le temps de caser les pièces, mais ça fonctionne.

Me voilà lancée dans une 3ème version, que j’aime beaucoup. Le molleton est assez épais et donne un petit côté blouson, mais qui vient s’adoucir avec la répartition des pressions (je trouve, mais j’essaie peut-être de me convaincre) – A retenter avec un tissu jersey Milano ou Ponte Di Roma, je suis curieuse de voir.

Après toutes ces modifications, je l’aime beaucoup et j’ai reçu de chouettes compliments.

Résumé :
Acheter le patron ICI (ajouter la jupe Manhattan à votre panier, elle sera gratuite !)
Tissus : molleton, polyester (peu extensible)
Taille : 36 cm avec des modifications

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Le saviez-vous ?

De mailles et de mots, l’appellation de cet espace bloguesque a été trouvée par ma copine Irène en décembre 2012. Alors que nous marchions, en soirée, dans les rues de Genève, la veille de mon départ pour une nouvelle vie au Canada, nous avons imaginé ce blog comme un espace collectif où nous pourrions partager toutes les deux nos aventures : nos voyages, nos lectures, les spectacles auxquels nous aurions assisté chacune de notre côté et nos réalisations tricot. Avec deux personnes aux commandes du blog, la pression serait moindre pour écrire fréquemment des articles et alimenter le site, et puis cela nous imposait de maintenir un bon contact et fort lien malgré la distance.

La bonne nouvelle, c’est que 6 ans après, nous sommes toujours en contact et amies, et je ne lui en tiens pas rigueur de n’avoir jamais créé son login pour poster sur le blog 😛

Résultat des courses : je suis seule à l’alimenter (quelque peu) et c’est vite devenu un espace pour partager certaines de mes réalisations tricot/couture.
L’entrain me manque souvent pour écrire en détails fournis tout ce que j’ai ressenti en tricotant/cousant un projet. Le fait aussi que je ne sois pas capable de prendre de jolies photos n’aide pas à mettre en valeur mes réalisations.

Je n’écris pas cet article dans un élan de grande réflexion quant à l’avenir de ce blog : je compte bien lui laisser la liberté qu’il a connue jusqu’alors : pas de pression, articles au gré des envies, photos de moindre qualité…

Mais mais…depuis quelques mois, l’envie, et surtout le besoin, d’une nourriture plus artistique, intellectuelle sont revenus. Depuis la naissance de mon fils, j’ai délaissé ces vivres au profit du sommeil, des mailles tricotées ou cousues et des podcasts créatifs en tout genre. Je ne suis pas dans la tendance Netflix, à regarder et enchainer les séries.

Je continue par exemple à tricoter tous les soirs, mais j’ai décidé de ranger le tricot vingt minutes plus tôt pour lire quelques pages et savourer le bien-être que cela me procure.

Je regarde toujours des podcasts créatifs, mais j’alterne également avec de nombreux documentaires (arts, sciences, culture, etc) et cela me redonne de l’énergie et l’envie d’aller voir plein de spectacles. Pour le moment, ma position géographique ne m’offre pas une large variété ni qualité artistique, mais étape par étape, je vais découvrir de nouvelles références et me forcer à aller découvrir de nouvelles choses.

Comme c’est un espace de partage, je voulais aujourd’hui mentionner un livre que je suis en train de terminer. Il ne s’agit pas ici d’en faire une critique ou une présentation détaillée, mais simplement une suggestion, une recommandation.

Je termine actuellement Ecrits et Propos de Pierre Soulages. Paru en 2009 aux éditions Hermann Editeurs (collection Arts), c’est un recueil de textes et entrevues avec le peintre depuis l’avant-guerre jusqu’a la parution. Je dois dire que je connais la peinture de Soulages et l’ai découverte de manière sensible lors de l’exposition au Centre Pompidou en 2010.

Je n’avais jamais vraiment été plus loin que cette approche sensible et je dois dire que je me délecte à la lecture de ce choix de textes : le peintre revient certes plusieurs fois sur les mêmes anecdotes, mais livre des sentiments, des expériences, des sensations, des réflexions et tend a définir la manière dont il s’est construit en tant que peintre, ou encore l’essence de la peinture. On découvre alors sa façon de travailler et comment une toile se crée, devient oeuvre… ou parfois cendres. C’est vraiment fondamental et me donne envie d’aller voir l’Abbatiale Sainte-Foy de Conques et le musée qui lui est consacré à Rodez.
Sans aller plus loin, je voulais partager ici cette pépite.

Autres nourritures du mois de janvier :

  • Passagère du silence de Fabienne Verdier (Folio Gallimard)
  • Let’s dance ! (série de documentaires sur arte.tv)
  • Gauguin « Je suis un sauvage » (arte.tv)
  • Hitchcock/Truffaut, une rencontre qui a révolutionné le cinéma (arte.tv)

Et en images, les projets réalisés dernièrement, car le plaisir du fait-main est plus que présent :

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Le boring-élégant

Chic, un nouveau concept dans mon expérience de couturière !

Au début de l’été, j’ai retrouvé un patron McCalls que j’avais acheté il y a quelques années : il s’agit d’une chemise, que je souhaitais réaliser pour m’entraîner un peu. Je me suis donc lancée dans une toile de ce modèle, McCalls M6613, dans un coupon rayé acheté chez Toto Tissus il y a mille ans.

J’avais déjà cousu une chemise, mais à l’école de couture, encadrée par un professeur. Selon moi, c’est réalisable, mais j’avais quelques étapes-barrières, à savoir : réutiliser une planche de patron « compliquée » (différente des patrons de marques indépendantes auxquels je suis plus habituée), faire des fentes capucin sur les manches, et soigner les finitions. J’ai quand même envisagé le projet comme une toile et donc un outil de travail : j’ai par exemple réalisé des finitions différentes de chaque côté de la chemise, pour tester : surjets d’un côté, coutures rabattues de l’autre. Le but étant de pouvoir réaliser de jolies chemises pour mon mari, qui a l’impression de jouer à la chasse au trésor lorsqu’il magasine des chemises (une fois par décennie).

Je ne la montrerai pas en détails ici car ce n’est pas l’objet de cet article : je l’ai terminée sans trop de soucis : la planche patron ne m’a posé aucun problème de compréhension, et ces manches ne proposaient pas de fente capucin. Facile à réaliser, mais j’ai pu me rendre compte que certaines finitions étaient difficiles : un joli ourlet arrondi en bas, la couture rabattue sur l’emmanchure, la surpiqûre du col…

 

Mon mari la trouve superbe et portable, mais je la laisse se reposer au fond du panier et préfère la garder comme pièce d’étude. Plate excuse de l’insatisfaite.

A la fin de l’été, j’ai cherché de nouvelles chemises dans le commerce et mon mari m’a dit : – « c’est sympa, tu me proposes de l’originalité, mais j’ai besoin de chemises boring » Traduction : des morceaux de tissus unis blanc ou bleu, assemblés en chemise. Pas question d’aller mettre des pattes de boutonnage en Liberty ou autre fantaisie. Bon ben… pour une fois que ça s’annonce reposant… tentons un second patron !

J’ai choisi la chemise L’élégant que propose la marque Les BG. Allure simple, différentes coupes proposées, fentes capucin au poignet, bingo ! J’achète également une douce et jolie popeline bleue, autant boring que bon marché, pour un premier essai.

C’est parti ! J’ouvre ma pochette patron et découvre le modèle plus en détails. Pour la pochette, la présentation, le livret, aucune critique à faire, c’est agréable et bien présenté. Première déception : les finitions proposées sont des surjets et non des coutures rabattues. J’ai suivi ce conseil pour ma première chemise, mais pourrai m’appliquer avec des coutures rabattues pour la prochaine.

Choix de la taille : S, choix de la coupe : ajustée, mais sans pinces au dos.
Déjà, elle lui va. On a donc ici répondu au premier critère du mari : il ne nage pas dedans. Seule la longueur des bras sera à corriger.

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Je vais poser ici quelques remarques sur les instructions dans le livret, car cela servira peut-être :

  • Sur la planche du patron, il faut ajouter des marges de couture, SAUF à l’endroit du pli si la pièce est coupée au pli. C’est super bien précisé sur le patron. A ce moment, je me dis « Chouette, j’aime bien quand tout est bien précisé ». Pour couper l’empiècement dos, il faut par contre placer le pli PERPENDICULAIREMENT au droit fil. Et là, moi j’aurais bien besoin d’un « c’est normal ma fille ». J’ai un peu fait ma têtue et ai coupé parallèlement au droit fil. Je suis toujours un peu dans le doute.
  • Pour les première étapes, aucune difficulté. Arrive l’étape 7 et mon terrible problème de vision dans l’espace ressurgit. D’après moi, le texte est correct, mais il y a une erreur dans le schéma technique : le DEVANT devrait être montré en blanc et non grisé, car l’ENDROIT est à l’extérieur, et non l’ENVERS.
    Peut-être que je fabule (puisqu’un schéma d’un livret Ikéa et moi….hum hum), mais cela m’a fait perdre du temps. C’est à ce moment que j’ai découvert que la marque propose un tutoriel en vidéo pour le montage de cette chemise.

Sur le coup, je regarde uniquement la partie qui m’intéresse : l’étape 7. Comme différents tissus sont utilisés, on voit bien ce qu’il faut faire. Et je jubile d’avance d’avoir un accompagnement pour la couture des fentes capucin 🙂

  • Etape 13 : la couture des manches sur l’emmanchure. Bon, il manque juste l’info de coudre la manche : on l’épingle et on surjette la couture… J’aime particulièrement ce montage qui va me permettre de travailler facilement la finition de la couture rabattue plus tard.
  • On arrive enfin aux fentes capucin. Je lis les instructions. Je regarde mes pièces, elles me regardent. Bon. Je regarde la vidéo… Zut alors, la marque montre la finition plus rapide, le faux biais ! Et voilà, grand moment de solitude pour moi – parce que même le moteur de recherche le plus efficace du monde ne propose pas de tutoriels ni de vidéos très explicites sur le sujet. Je bidouille, je couds, je découds, et j’y arrive enfin, mais trouve vraiment difficile de soigner les finitions du haut de la patte. Je ressors donc mes cours de couture avec ma pièce d’étude non achevée (pour justement voir comment c’est fait en coulisses), et là, joie, tout s’éclaire !
    Pour la prochaine version, je pense agrandir un peu la pièce histoire de pouvoir la travailler plus proprement.
  • Pour l’ourlet, j’ai bien tenté le pied à ourler, mais on s’est vite fâchés. J’ai fait un petit surjet tout le long et fait un ourlet classique replié. Habituellement je préfère la technique de l’ourlet mouchoir, mais là, mon tissu m’a accordé un peu de répit 🙂
  • Pour les boutonnières, ma machine reste une entrée de gamme et on fait comme on peut. J’ai par contre, pour la première fois, cousu les boutons à la machine. Grosse révélation.

 

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Bilan : Le modèle est plutôt simple à réaliser et autorise de grandes folies niveau tissus. Le tout est bien expliqué et l’ensemble est présentable. C’est quand même un petit budget : 17 euros pour le patron, mais quand on voit qu’une chemise de qualité coûte plus de 100 euros…

Les modifications sur la prochaine : Réduire un peu la longueur des manches. La ligne d’ajustement est indiquée sur la planche. Augmenter sensiblement la hauteur des poignets pour mettre 2 boutons/boutonnières à la verticale, pour que monsieur soit à l’aise de placer sa montre. Ajouter aussi un bouton/boutonnière sur les fentes capucin. Travailler toute la chemise en coutures rabattues pour une utilisation plus durable du vêtement. Insérer une étiquette à l’intérieur. Ajouter une poche sur l’un des deux devants.

 

Le tissu est une popeline douce trouvée chez Mondial Tissus. Cette popeline supporte assez bien le lavage et le repassage pour le moment.

Bon…devinez ce que l’élégant veut pour Noel ? 😉

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Ay Marieke, Marieke !

… Ou quand tu as une chanson dans la tête pendant toute la réalisation de l’ouvrage 🙂

Je vous présente aujourd’hui un chandail tricoté, le pull Lady Marieke, tout juste sorti et concocté par Anna du blog Along Avec Anna. Il s’agit d’un pull avec un motif en jacquard sur les épaules et l’encolure. La créatrice a su écouter les demandes de ces dames, après avoir sorti ce modèle en version enfant l’année dernière.

Voici donc la version pour grandes, qui saura ravir les friandes de tricots matchy-matchy pour des duos mères-filles-nièces-jumelles, etc.

Un point très intéressant avec ce patron : il existe dans deux versions différentes, c’est-à-dire que la créatrice a pensé à faire plaisir à tout le monde :  les tricopathes de la secte top-down (ça veut dire qu’on tricote le pull du haut vers le bas sans couture) et les plus discrètes car incomprises, les bottom-upiennes (ça veut dire qu’on tricote les manches à part, puis le corps du bas vers le haut). Le gros reproche souvent fait à cette construction ? On ne peut pas s’admirer dans son beau pull en cours d’ouvrage. Certes. Mais quand on n’en est pas à son premier pull, on connaît parfaitement les dimensions souhaitées et on peut comparer avec d’autres tricots faits auparavant.

Mes petites mains n’ont pas de préférence : bien que le top-down soit une construction aisée, je trouve que varier les plaisirs n’a pas de prix. Et l’avantage que j’y trouve est qu’en faisant les manches à part, on n’a pas TOUT l’ouvrage qui tournicote dans tous les sens pendant la réalisation…

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Bref, pour ce modèle, il existe donc deux patrons. Ici, j’ai testé le bottom-up.

En attendant de recevoir le patron, premier casse-tête rigolo : le choix des cou-leurs !
Sur le coup je bougonne un peu parce que j’ai l’impression de jouer ma vie, mais au fur et à mesure je prends plaisir à imaginer mon futur pull. Pas besoin de dessiner ou de cogiter, j’attends souvent le flash du milieu de nuit qui décide pour moi.

Hors de contrôle donc, on me dit dans l’oreillette qu’il faut du bleu marine pour le coloris principal. Anna, la créatrice, présente son ouvrage dans un fil naturel. C’est mon idole. Elle a un enfant en bas-âge et est capable de porter un vêtement clair. Quel courage, audace, exploit. Bleu marine, c’est bien pour moi 🙂

J’avais de chouettes possibilités en stock pour un travail plus nuancé sur les couleurs, mais j’avoue que le printemps m’a donné envie de persévérer et de vider quelques tiroirs… J’ai donc choisi ce fil très fin, un peu plus fin que préconisé, c’est un Light Fingering dans le jargon. J’y ai vite vu un crème à associer pour marquer le motif, ainsi que le reste de fil couleur caramel de mon châle Masgot. Ma seule hésitation était l’ajout d’une quatrième couleur, qui reste évidemment une option. J’avais ce taupe-grisé qui s’y collait bien, un reste du superbe Gretel fait à ma nièce il y a 3 ans.
J’ai commencé le tricot en me disant que l’encolure arrivant à la fin, j’avais tout le temps d’y songer…

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J’ai réalisé la première taille, 83 cm. On commence donc par tricoter séparément les deux manches (du poignet jusqu’à l’aisselle).

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On tricote ensuite le corps, du bas jusqu’aux aisselles également.

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On vient ensuite regrouper ces 3 morceaux tricotés en un seul pour réaliser cette magnifique encolure au motif assez simple, mais qui fait son petit effet.

J’y ai ajouté ma quatrième couleur sur un coup de « bon sang mais c’est bien sûr » et ne regrette pas.

Franchement, aucune difficulté pour réaliser ce modèle : certes ce n’est pas mon premier pull, mais la façon dont le patron est expliqué, ainsi que toutes les pages de conseils pour le réaliser, ne peuvent perdre personne, pas même un(e) débutant(e).

Le fit final est parfait, assez ajusté sur moi, mais je l’aime beaucoup et le trouve plus féminin qu’un bon pull épais, autrement appelé « pull de chalet« .

Je vous montre quelques photos de ma réalisation


Nota Bene les amis !

Modèle : Lady Marieke (Bottom-up) – mais possibilité de rejoindre l’autre secte !
Attention cependant à choisir le bon lorsque vous achetez le patron. Le patron sort en exclusivité aujourd’hui sur le site de Lain’Amourée et sera disponible sur Ravelry à partir du 15 septembre.

Fils : Anna a fait une chouette collaboration avec Pauline de Lain’Amourée.
Je n’ai jamais pu tester ses laines (allo père Noël?)
De magnifiques kits spéciaux (le patron et les fils merveilleux) sont en vente sur le site de Lain’Amourée, à partir du 1er septembre. 

Mon projet
Coloris principal = fil Lubéron de Bergère de France, coloris Epaulard
Coloris contrastant 1 = fil Belinda Harris-Reid Warm Moonshine, coloris naturel (non teint)
Coloris contrastant 2 = fil SweatGeorgia, coloris Ginger
Coloris contrastant 3 = fil Piccolo de Julie Asselin, coloris Moussaillon.
Tous les métrages sont disponibles sur ma page Ravelry.

Aiguilles 
3 mm pour l’essentiel ; 2,25 pour les côtes ; 2,5 pour l’encolure

Modifications
Aucune, quand c’est un test, on ne rigole pas !


J’adore mon pull, même s’il gratte un tout petit peu.
Mon mari m’a promis que cela ne se voit pas sur les photos 😛

Le tricot, c’est bien beau, mais place à la poésie

A bientôt et belle fin d’été à tous !

 

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Un peu de couture…

Hey !
J’ai décidé de faire la rentrée des classes du blog. J’ai cessé de rédiger des articles ces derniers mois et pourtant, pourtant…j’ai réussi à écouler plusieurs pelotes du stock et une bonne quinzaine de coupons de tissus. J’ai probablement été trop productive et plus excitée par la réalisation que par l’écriture sur les projets terminés.

Mais ce week-end, j’ai eu du temps pour réaliser une blouse et comme j’en suis ravie, je viens partager ce petit succès ici. Il s’agit de la blouse Milan, un patron de la marque Anne Kerdilès Couture. Mon mari me l’avait offert pour Noël.

J’avais découvert ce modèle en écoutant le podcast d’Isabelle (Caboline Couture) ; une blouse très simple, mais au joli tombé et avec un décolleté dos original, très seyant. Possibilité aussi d’ajouter de petits volants froufrous sur le bas des épaules.

Au printemps, je me suis donc lancée dans une toile, dans un tissu dont je ne voyais que faire, du fait de sa transparence. Payé 10 centimes à Montréal, j’avais craqué sur le petit imprimé « bateau » bleu et noir. Je ne misais pas grand chose sur ce projet et c’est l’histoire d’une belle surprise, puisque j’ai beaucoup porté cette toile toute la saison.

J’ai coupé une taille 36 (attention, il faut ajouter les marges de couture sur le patron et il y a une subtilité sur les parementures à ce sujet : il faut bien lire ce qui est indiqué dans la partie d’explications et non ce qui est écrit sur la planche du patron)

On commence par les pinces poitrine (qui chez moi, tombent PAR-FAI-TE-MENT), puis on assemble les épaules et leur fantaisie, les côtés, les manches et les ourlets, c’est réglé avant la grande patience des parementures. Elles demandent un peu de minutie pour la version A du modèle, car les manches ont une forme biseautée.

Voici quelques images de la toile – plus que validée :

 

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Depuis la réalisation de la toile, j’avais dans l’idée d’en réaliser une autre, la version B cette fois, dans un plumetis léger pour les vacances. Mais finalement, j’ai attrapé un coupon de 60 cm d’un joli crêpe rose, payé 5 pounds lors d’une vente de coupons. C’est un crêpe polyester d’un rose assez soutenu, plutôt un vieux rose qu’un rose poudre. Ce tissu présente une extensibilité assez intéressante.

La version B du modèle comporte des mancherons, c’est-à-dire que le mancheron ne vient pas combler toute l’emmanchure : c’est un chouette petit détail qui change un peu dans le processus de couture et qui est aussi très agréable à porter en été. L’aisance est juste parfaite et la finition au biais très astucieuse et propre.

 

 

J’ai épinglé sur le dos un petit noeud (vestige d’une culotte, oui oui), passé sur une épingle de sûreté, afin qu’il soit amovible pour suivre mon humeur 🙂
Cela ajoute un peu de charme à ce décolleté dos déjà superbe.

Je fais un peu la tête sur les photos car la grisaille est de retour en Angleterre 😦


Maintenant, quelques astuces pour ce modèle :

  • il est indiqué de tout surjeter/surfiler : de mon côté, je le fais après avoir réalisé les pinces devant (car difficile de faire un surjet propre à cet endroit) ; je ne fais pas les parties à ourler.
  • La longueur est parfaite pour mon 1m57, mais il faudra peut-être ajouter 2-3 cm si vous êtes grande et préférez les longs tombés.
  • indiquez sur la pièce C à quoi correspondent les 4 côtés : ils se ressemblent et j’ai du m’y reprendre à deux fois, donc j’ai opté pour ajouter l’info sur la pièce du patron (pour la prochaine fois)

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Un modèle que je vous recommande fortement : chez cette créatrice, j’aimerais essayer la blouse Cézembre (le patron est prêt, mais je ne sais pas quel tissu choisir) et la robe Belle-Île…. A suivre !

 

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Trois pour le prix d’une !

Tout le monde ne parle que de lui et l’attend de pied ferme, mais le printemps se fait encore attendre (il paraît que c’est pour la semaine prochaine, nous dit-on chaque lundi)…

Qu’à cela ne tienne, anticipons un peu les cousettes printanières (et continuons à tricoter cosy quelques soirées de plus)
Je viens vous présenter un patron de robe, que j’ai cousue 3 fois ces dernières semaines : il s’agit de la robe Lillan, de la marque Nanoö.

C’est LE modèle phare de l’été 2017 et mon train de retard et moi nous sommes réveillés à Noël 🙂 J’ai reçu le patron en cadeau et me suis enfin lancée dans une première version, la toile.

Le patron est ultra décliné par les couturières, mais la plupart des versions respecte la bande de boutonnage sur le côté au niveau de la poitrine et la jupe quelque peu froncée.

Les variantes proposées par le patron : manches longues ou sans manche, taille « élastiquée ».

Pour mes versions, je n’ai jamais fait les poches. Ma première version a été découpée dans un jersey rayé trouvé pour un sou dans un bazar, mais pourrait tout à fait se trouver dans les rayons traditionnels de Petit Bateau.

J’ai coupé le patron en taille 36-38 et me suis lancée sans ajustements : toutes les pièces tombent bien et la robe se coud assez rapidement et facilement.
J’ai positionné les rayures à l’horizontale pour le corsage et à la verticale pour la jupe, histoire de ne pas accentuer les hanches et fesses (merci Dame Nature)

Quelques boutons pressions (de la marque Prym, avec la pince Kam…Oui ça fonctionne) et hop c’est réglé ! Alors, pyjama ou robe de plage ?

Désolée pour les photos médiocres et toutes ces rayures piquent les yeux.
Que retenir de cet essai ? Je trouve les manches trop grandes, mais cela peut être dû au tombé du tissu. La jupe nécessite très peu de fronces et la taille est correcte. Comme il s’agissait d’un premier essai, j’ai fait des ourlets rapides à la surjeteuse pour essayer, mais je ne suis pas trop satisfaite du résultat.

Enthousiaste de cette première version, j’en ai coupé deux autres : une dans un tissu maille épais trouvé chez Annie 50 lors de la vente d’atelier à Montréal (les fameux coupons origami), la seconde dans un tissu coton Birch, trouvé chez Coeur de Mailles à Québec.

Pour la première, j’ai fait exactement la même chose que pour la toile, sauf pour les ourlets (on verra qu’aux bras, j’ai adoré ne rien faire).
Voici le résultat (j’ai été généreuse sur la quantité de photos par cette belle journée ensoleillée) :

Je l’adore et ne cesse de la porter. Pour information, les boutonnières ne sont pas nécessaires pour passer la tête : j’ai donc cette fois cousu les boutons directement à travers les deux pattes de boutonnage. Les manches sont plus ajustées car le tissu est plus épais.

La seule modification à faire sera au niveau de l’encolure : la finition proposée est un biais rapporté, mais que l’on coud une fois les pattes de boutonnages formées. On se retrouve donc avec plusieurs épaisseurs et un fini peu propre sur l’intérieur. Merci à Lise Tailor qui a donné une astuce dans son récent épisode de podcast : faire l’encolure avant de coudre les pattes de boutonnage pour que celle-ci soit prise à l’intérieur des pattes. J’ai donc modifié ceci sur ma troisième version.

Malheureusement, j’ai eu un petit couac au moment de la coupe et ai découpé la pièce dos à l’envers. Les petits pioupious ont donc la tête en bas.
Cette fois-ci je n’ai pas mis de manches pour tester une version différente et pouvoir la porter lorsqu’il fait très chaud (on peut rêver).

Je n’ai pas fini les emmanchures au biais comme indiqué dans le patron, mais un petit surjet et un rentré surpiqué, et le tour est joué !

Je n’ai bien sûr pas encore pu en profiter, donc à voir si cette version sera confortable dans ma vie de maman. J’ai le sentiment que ma préférence ira à la version origami (mais c’est peut-être parce qu’elle est bleu marine, isn’t it Perrine ?)

Conclusion : un patron idéal, SIMPLISSIME et rapide à coudre et à décliner dans de nombreuses matières et imprimés. J’en referai, c’est certain !

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Back to basics

Je suis une personne qui aime la routine. Une routine que je me crée et qui me rassure.
Et puis il y a les petites choses qui s’installent malgré moi et deviennent une routine. Par exemple – et j’en viens au fait, rassurez-vous – lorsque je me balade dans les magasins de prêt-à-porter à la fin de l’hiver, j’achète systématiquement une marinière : un t-shirt, un pull, une robe, bref, quelque chose de rayé, comme si cela annonçait un énorme renouveau, alors qu’il s’agit tout bonnement d’un classique que les commerçants ressortent chaque année, parce qu’eux aussi, aiment la routine.
Mais une année les rayures vont être asymétriques, l’année suivante une rayure fluo qui fait toute la différence est venue s’ajouter, une autre année les rayures s’affirment sur un magnifique lin ou lainage fin. Bref, à tous les coups, je me fais avoir.

Et bien sous vos yeux ébahis, et dans mon souci de ne plus trop acheter de pièces fabriquées dans des conditions douteuses et dont les coutures tournent à chaque mouvement, je me suis dit que j’allais, non pas briser cette routine (faut pas déconner, je veux sentir le printemps), mais choisir consciencieusement mes rayures en les créant moi-même.

J’ai donc commencé par tricoter une marinière. Et cela tombait bien, le superbe modèle de Tricot Design MCL me faisait de l’oeil depuis sa sortie l’été dernier. Il est présenté en version multicolore, mais je voulais rester dans le classique. La marinière à avoir dans sa garde-robe comme un bon basique, à porter sur un jean ou sur une robe.

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Ayant déjà tricoté plusieurs fois le fil Rowan Felted Tweed pour différents projets, j’avais très envie de le tricoter pour moi et avais acheté chez Espace Tricot (coucou Montréal !) de jolies pelotes des coloris Clay et Seafarer, avec ce projet précis en tête.

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Mais grosse maligne que je suis, j’ai pris trois pelotes de chaque (au lieu de réfléchir un peu…encore la routine…)
Lorsque j’ai commencé la réalisation, j’ai du acheter deux pelotes supplémentaires de gris clair, la couleur principale, et me retrouve désormais avec une pelote et demi de bleu marine sur les bras. Ah la la, ne pas trop s’en faire, le kid aura probablement sa marinière inversée ces prochains temps.

Le modèle Marinière moderne est proposé dans un fil fingering, à tricoter en aiguilles 3,5 mm. Pour ma part, mon fil étant plus épais, j’ai obtenu le bon échantillon (c’est déjà ça) en aiguilles 3 mm (ça va donc être longuet…)

On commence par tricoter le haut du corps, en aller-retours. J’ai eu un petit couac dès le début à cause du point texturé : ce serait bien trop long à raconter ici et peut-être que je suis un peu bête, mais j’ai du faire le premier rang de point texturé à l’inverse de ce qui est indiqué pour que cela fonctionne (bref, pour les personnes qui se lanceraient, faites votre premier rang de point texturé du dos en fonction de ce que vous allez faire aux deux rangs suivants. Faites jouer l’intuition et bonne chance !)

Une fois lancé, on ne peut pas dire que cela va très vite, mais on ne s’ennuie pas car le tricot est rythmé par les rayures et la texture. C’est répétitif, mais c’est plaisant de compter les rayures.

 

Les manches se font plus rapidement car on enchaîne tout en jersey, on oublie le point texturé. Le plus fastidieux, c’est évidemment de rentrer les quinze mille fils qui traînent à l’intérieur de l’ouvrage. J’ai coupé à chaque fois, comme préconisé, pour éviter une mauvaise tension dans les changements de couleur. Entre deux manches, j’ai rentré la plupart des fils, pour ne pas avoir à tout faire avant le blocage du pull.

 

Le patron est évidemment très bien expliqué, sur le même schéma que le Pull Confiture que j’avais testé pour cette créatrice.

J’aime beaucoup son point texturé qui lui donne un petit plus (qui m’aurait forcément charmée cette année dans un magasin) et ses finitions en côtes torses. Je n’ai pas fait un rabattage tubulaire comme préconisé. Par flemme. Une autre forme de routine de la tricoteuse : la flemme dans les finitions 🙂

Je suis contente du résultat final et j’espère qu’il a une longue carrière de basique devant lui. Je vous laisse avec quelques photos portées et reviendrai bientôt vous présenter ma couture à rayures, enfin…si ça marche…un T-shirt Plantain à volants…. (parce que j’ai vraiment failli me faire avoir dans une boutique la semaine dernière…) 🙂


Modèle : Marinière moderne
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Fil : Rowan Felted Tweed DK, coloris 177 Clay (780 mètres) et 170 Seafarer (269 mètres)
Taille réalisée : S
Aiguilles : 3 mm (corps et manches), 2.5 mm (encolure), 2,25 mm (côtes torses du bas et des manches)

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