Le boring-élégant

Chic, un nouveau concept dans mon expérience de couturière !

Au début de l’été, j’ai retrouvé un patron McCalls que j’avais acheté il y a quelques années : il s’agit d’une chemise, que je souhaitais réaliser pour m’entraîner un peu. Je me suis donc lancée dans une toile de ce modèle, McCalls M6613, dans un coupon rayé acheté chez Toto Tissus il y a mille ans.

J’avais déjà cousu une chemise, mais à l’école de couture, encadrée par un professeur. Selon moi, c’est réalisable, mais j’avais quelques étapes-barrières, à savoir : réutiliser une planche de patron « compliquée » (différente des patrons de marques indépendantes auxquels je suis plus habituée), faire des fentes capucin sur les manches, et soigner les finitions. J’ai quand même envisagé le projet comme une toile et donc un outil de travail : j’ai par exemple réalisé des finitions différentes de chaque côté de la chemise, pour tester : surjets d’un côté, coutures rabattues de l’autre. Le but étant de pouvoir réaliser de jolies chemises pour mon mari, qui a l’impression de jouer à la chasse au trésor lorsqu’il magasine des chemises (une fois par décennie).

Je ne la montrerai pas en détails ici car ce n’est pas l’objet de cet article : je l’ai terminée sans trop de soucis : la planche patron ne m’a posé aucun problème de compréhension, et ces manches ne proposaient pas de fente capucin. Facile à réaliser, mais j’ai pu me rendre compte que certaines finitions étaient difficiles : un joli ourlet arrondi en bas, la couture rabattue sur l’emmanchure, la surpiqûre du col…

 

Mon mari la trouve superbe et portable, mais je la laisse se reposer au fond du panier et préfère la garder comme pièce d’étude. Plate excuse de l’insatisfaite.

A la fin de l’été, j’ai cherché de nouvelles chemises dans le commerce et mon mari m’a dit : – « c’est sympa, tu me proposes de l’originalité, mais j’ai besoin de chemises boring » Traduction : des morceaux de tissus unis blanc ou bleu, assemblés en chemise. Pas question d’aller mettre des pattes de boutonnage en Liberty ou autre fantaisie. Bon ben… pour une fois que ça s’annonce reposant… tentons un second patron !

J’ai choisi la chemise L’élégant que propose la marque Les BG. Allure simple, différentes coupes proposées, fentes capucin au poignet, bingo ! J’achète également une douce et jolie popeline bleue, autant boring que bon marché, pour un premier essai.

C’est parti ! J’ouvre ma pochette patron et découvre le modèle plus en détails. Pour la pochette, la présentation, le livret, aucune critique à faire, c’est agréable et bien présenté. Première déception : les finitions proposées sont des surjets et non des coutures rabattues. J’ai suivi ce conseil pour ma première chemise, mais pourrai m’appliquer avec des coutures rabattues pour la prochaine.

Choix de la taille : S, choix de la coupe : ajustée, mais sans pinces au dos.
Déjà, elle lui va. On a donc ici répondu au premier critère du mari : il ne nage pas dedans. Seule la longueur des bras sera à corriger.

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Je vais poser ici quelques remarques sur les instructions dans le livret, car cela servira peut-être :

  • Sur la planche du patron, il faut ajouter des marges de couture, SAUF à l’endroit du pli si la pièce est coupée au pli. C’est super bien précisé sur le patron. A ce moment, je me dis « Chouette, j’aime bien quand tout est bien précisé ». Pour couper l’empiècement dos, il faut par contre placer le pli PERPENDICULAIREMENT au droit fil. Et là, moi j’aurais bien besoin d’un « c’est normal ma fille ». J’ai un peu fait ma têtue et ai coupé parallèlement au droit fil. Je suis toujours un peu dans le doute.
  • Pour les première étapes, aucune difficulté. Arrive l’étape 7 et mon terrible problème de vision dans l’espace ressurgit. D’après moi, le texte est correct, mais il y a une erreur dans le schéma technique : le DEVANT devrait être montré en blanc et non grisé, car l’ENDROIT est à l’extérieur, et non l’ENVERS.
    Peut-être que je fabule (puisqu’un schéma d’un livret Ikéa et moi….hum hum), mais cela m’a fait perdre du temps. C’est à ce moment que j’ai découvert que la marque propose un tutoriel en vidéo pour le montage de cette chemise.

Sur le coup, je regarde uniquement la partie qui m’intéresse : l’étape 7. Comme différents tissus sont utilisés, on voit bien ce qu’il faut faire. Et je jubile d’avance d’avoir un accompagnement pour la couture des fentes capucin 🙂

  • Etape 13 : la couture des manches sur l’emmanchure. Bon, il manque juste l’info de coudre la manche : on l’épingle et on surjette la couture… J’aime particulièrement ce montage qui va me permettre de travailler facilement la finition de la couture rabattue plus tard.
  • On arrive enfin aux fentes capucin. Je lis les instructions. Je regarde mes pièces, elles me regardent. Bon. Je regarde la vidéo… Zut alors, la marque montre la finition plus rapide, le faux biais ! Et voilà, grand moment de solitude pour moi – parce que même le moteur de recherche le plus efficace du monde ne propose pas de tutoriels ni de vidéos très explicites sur le sujet. Je bidouille, je couds, je découds, et j’y arrive enfin, mais trouve vraiment difficile de soigner les finitions du haut de la patte. Je ressors donc mes cours de couture avec ma pièce d’étude non achevée (pour justement voir comment c’est fait en coulisses), et là, joie, tout s’éclaire !
    Pour la prochaine version, je pense agrandir un peu la pièce histoire de pouvoir la travailler plus proprement.
  • Pour l’ourlet, j’ai bien tenté le pied à ourler, mais on s’est vite fâchés. J’ai fait un petit surjet tout le long et fait un ourlet classique replié. Habituellement je préfère la technique de l’ourlet mouchoir, mais là, mon tissu m’a accordé un peu de répit 🙂
  • Pour les boutonnières, ma machine reste une entrée de gamme et on fait comme on peut. J’ai par contre, pour la première fois, cousu les boutons à la machine. Grosse révélation.

 

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Bilan : Le modèle est plutôt simple à réaliser et autorise de grandes folies niveau tissus. Le tout est bien expliqué et l’ensemble est présentable. C’est quand même un petit budget : 17 euros pour le patron, mais quand on voit qu’une chemise de qualité coûte plus de 100 euros…

Les modifications sur la prochaine : Réduire un peu la longueur des manches. La ligne d’ajustement est indiquée sur la planche. Augmenter sensiblement la hauteur des poignets pour mettre 2 boutons/boutonnières à la verticale, pour que monsieur soit à l’aise de placer sa montre. Ajouter aussi un bouton/boutonnière sur les fentes capucin. Travailler toute la chemise en coutures rabattues pour une utilisation plus durable du vêtement. Insérer une étiquette à l’intérieur. Ajouter une poche sur l’un des deux devants.

 

Le tissu est une popeline douce trouvée chez Mondial Tissus. Cette popeline supporte assez bien le lavage et le repassage pour le moment.

Bon…devinez ce que l’élégant veut pour Noel ? 😉

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Ay Marieke, Marieke !

… Ou quand tu as une chanson dans la tête pendant toute la réalisation de l’ouvrage 🙂

Je vous présente aujourd’hui un chandail tricoté, le pull Lady Marieke, tout juste sorti et concocté par Anna du blog Along Avec Anna. Il s’agit d’un pull avec un motif en jacquard sur les épaules et l’encolure. La créatrice a su écouter les demandes de ces dames, après avoir sorti ce modèle en version enfant l’année dernière.

Voici donc la version pour grandes, qui saura ravir les friandes de tricots matchy-matchy pour des duos mères-filles-nièces-jumelles, etc.

Un point très intéressant avec ce patron : il existe dans deux versions différentes, c’est-à-dire que la créatrice a pensé à faire plaisir à tout le monde :  les tricopathes de la secte top-down (ça veut dire qu’on tricote le pull du haut vers le bas sans couture) et les plus discrètes car incomprises, les bottom-upiennes (ça veut dire qu’on tricote les manches à part, puis le corps du bas vers le haut). Le gros reproche souvent fait à cette construction ? On ne peut pas s’admirer dans son beau pull en cours d’ouvrage. Certes. Mais quand on n’en est pas à son premier pull, on connaît parfaitement les dimensions souhaitées et on peut comparer avec d’autres tricots faits auparavant.

Mes petites mains n’ont pas de préférence : bien que le top-down soit une construction aisée, je trouve que varier les plaisirs n’a pas de prix. Et l’avantage que j’y trouve est qu’en faisant les manches à part, on n’a pas TOUT l’ouvrage qui tournicote dans tous les sens pendant la réalisation…

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Bref, pour ce modèle, il existe donc deux patrons. Ici, j’ai testé le bottom-up.

En attendant de recevoir le patron, premier casse-tête rigolo : le choix des cou-leurs !
Sur le coup je bougonne un peu parce que j’ai l’impression de jouer ma vie, mais au fur et à mesure je prends plaisir à imaginer mon futur pull. Pas besoin de dessiner ou de cogiter, j’attends souvent le flash du milieu de nuit qui décide pour moi.

Hors de contrôle donc, on me dit dans l’oreillette qu’il faut du bleu marine pour le coloris principal. Anna, la créatrice, présente son ouvrage dans un fil naturel. C’est mon idole. Elle a un enfant en bas-âge et est capable de porter un vêtement clair. Quel courage, audace, exploit. Bleu marine, c’est bien pour moi 🙂

J’avais de chouettes possibilités en stock pour un travail plus nuancé sur les couleurs, mais j’avoue que le printemps m’a donné envie de persévérer et de vider quelques tiroirs… J’ai donc choisi ce fil très fin, un peu plus fin que préconisé, c’est un Light Fingering dans le jargon. J’y ai vite vu un crème à associer pour marquer le motif, ainsi que le reste de fil couleur caramel de mon châle Masgot. Ma seule hésitation était l’ajout d’une quatrième couleur, qui reste évidemment une option. J’avais ce taupe-grisé qui s’y collait bien, un reste du superbe Gretel fait à ma nièce il y a 3 ans.
J’ai commencé le tricot en me disant que l’encolure arrivant à la fin, j’avais tout le temps d’y songer…

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J’ai réalisé la première taille, 83 cm. On commence donc par tricoter séparément les deux manches (du poignet jusqu’à l’aisselle).

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On tricote ensuite le corps, du bas jusqu’aux aisselles également.

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On vient ensuite regrouper ces 3 morceaux tricotés en un seul pour réaliser cette magnifique encolure au motif assez simple, mais qui fait son petit effet.

J’y ai ajouté ma quatrième couleur sur un coup de « bon sang mais c’est bien sûr » et ne regrette pas.

Franchement, aucune difficulté pour réaliser ce modèle : certes ce n’est pas mon premier pull, mais la façon dont le patron est expliqué, ainsi que toutes les pages de conseils pour le réaliser, ne peuvent perdre personne, pas même un(e) débutant(e).

Le fit final est parfait, assez ajusté sur moi, mais je l’aime beaucoup et le trouve plus féminin qu’un bon pull épais, autrement appelé « pull de chalet« .

Je vous montre quelques photos de ma réalisation


Nota Bene les amis !

Modèle : Lady Marieke (Bottom-up) – mais possibilité de rejoindre l’autre secte !
Attention cependant à choisir le bon lorsque vous achetez le patron. Le patron sort en exclusivité aujourd’hui sur le site de Lain’Amourée et sera disponible sur Ravelry à partir du 15 septembre.

Fils : Anna a fait une chouette collaboration avec Pauline de Lain’Amourée.
Je n’ai jamais pu tester ses laines (allo père Noël?)
De magnifiques kits spéciaux (le patron et les fils merveilleux) sont en vente sur le site de Lain’Amourée, à partir du 1er septembre. 

Mon projet
Coloris principal = fil Lubéron de Bergère de France, coloris Epaulard
Coloris contrastant 1 = fil Belinda Harris-Reid Warm Moonshine, coloris naturel (non teint)
Coloris contrastant 2 = fil SweatGeorgia, coloris Ginger
Coloris contrastant 3 = fil Piccolo de Julie Asselin, coloris Moussaillon.
Tous les métrages sont disponibles sur ma page Ravelry.

Aiguilles 
3 mm pour l’essentiel ; 2,25 pour les côtes ; 2,5 pour l’encolure

Modifications
Aucune, quand c’est un test, on ne rigole pas !


J’adore mon pull, même s’il gratte un tout petit peu.
Mon mari m’a promis que cela ne se voit pas sur les photos 😛

Le tricot, c’est bien beau, mais place à la poésie

A bientôt et belle fin d’été à tous !

 

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Un peu de couture…

Hey !
J’ai décidé de faire la rentrée des classes du blog. J’ai cessé de rédiger des articles ces derniers mois et pourtant, pourtant…j’ai réussi à écouler plusieurs pelotes du stock et une bonne quinzaine de coupons de tissus. J’ai probablement été trop productive et plus excitée par la réalisation que par l’écriture sur les projets terminés.

Mais ce week-end, j’ai eu du temps pour réaliser une blouse et comme j’en suis ravie, je viens partager ce petit succès ici. Il s’agit de la blouse Milan, un patron de la marque Anne Kerdilès Couture. Mon mari me l’avait offert pour Noël.

J’avais découvert ce modèle en écoutant le podcast d’Isabelle (Caboline Couture) ; une blouse très simple, mais au joli tombé et avec un décolleté dos original, très seyant. Possibilité aussi d’ajouter de petits volants froufrous sur le bas des épaules.

Au printemps, je me suis donc lancée dans une toile, dans un tissu dont je ne voyais que faire, du fait de sa transparence. Payé 10 centimes à Montréal, j’avais craqué sur le petit imprimé « bateau » bleu et noir. Je ne misais pas grand chose sur ce projet et c’est l’histoire d’une belle surprise, puisque j’ai beaucoup porté cette toile toute la saison.

J’ai coupé une taille 36 (attention, il faut ajouter les marges de couture sur le patron et il y a une subtilité sur les parementures à ce sujet : il faut bien lire ce qui est indiqué dans la partie d’explications et non ce qui est écrit sur la planche du patron)

On commence par les pinces poitrine (qui chez moi, tombent PAR-FAI-TE-MENT), puis on assemble les épaules et leur fantaisie, les côtés, les manches et les ourlets, c’est réglé avant la grande patience des parementures. Elles demandent un peu de minutie pour la version A du modèle, car les manches ont une forme biseautée.

Voici quelques images de la toile – plus que validée :

 

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Depuis la réalisation de la toile, j’avais dans l’idée d’en réaliser une autre, la version B cette fois, dans un plumetis léger pour les vacances. Mais finalement, j’ai attrapé un coupon de 60 cm d’un joli crêpe rose, payé 5 pounds lors d’une vente de coupons. C’est un crêpe polyester d’un rose assez soutenu, plutôt un vieux rose qu’un rose poudre. Ce tissu présente une extensibilité assez intéressante.

La version B du modèle comporte des mancherons, c’est-à-dire que le mancheron ne vient pas combler toute l’emmanchure : c’est un chouette petit détail qui change un peu dans le processus de couture et qui est aussi très agréable à porter en été. L’aisance est juste parfaite et la finition au biais très astucieuse et propre.

 

 

J’ai épinglé sur le dos un petit noeud (vestige d’une culotte, oui oui), passé sur une épingle de sûreté, afin qu’il soit amovible pour suivre mon humeur 🙂
Cela ajoute un peu de charme à ce décolleté dos déjà superbe.

Je fais un peu la tête sur les photos car la grisaille est de retour en Angleterre 😦


Maintenant, quelques astuces pour ce modèle :

  • il est indiqué de tout surjeter/surfiler : de mon côté, je le fais après avoir réalisé les pinces devant (car difficile de faire un surjet propre à cet endroit) ; je ne fais pas les parties à ourler.
  • La longueur est parfaite pour mon 1m57, mais il faudra peut-être ajouter 2-3 cm si vous êtes grande et préférez les longs tombés.
  • indiquez sur la pièce C à quoi correspondent les 4 côtés : ils se ressemblent et j’ai du m’y reprendre à deux fois, donc j’ai opté pour ajouter l’info sur la pièce du patron (pour la prochaine fois)

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Un modèle que je vous recommande fortement : chez cette créatrice, j’aimerais essayer la blouse Cézembre (le patron est prêt, mais je ne sais pas quel tissu choisir) et la robe Belle-Île…. A suivre !

 

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Trois pour le prix d’une !

Tout le monde ne parle que de lui et l’attend de pied ferme, mais le printemps se fait encore attendre (il paraît que c’est pour la semaine prochaine, nous dit-on chaque lundi)…

Qu’à cela ne tienne, anticipons un peu les cousettes printanières (et continuons à tricoter cosy quelques soirées de plus)
Je viens vous présenter un patron de robe, que j’ai cousue 3 fois ces dernières semaines : il s’agit de la robe Lillan, de la marque Nanoö.

C’est LE modèle phare de l’été 2017 et mon train de retard et moi nous sommes réveillés à Noël 🙂 J’ai reçu le patron en cadeau et me suis enfin lancée dans une première version, la toile.

Le patron est ultra décliné par les couturières, mais la plupart des versions respecte la bande de boutonnage sur le côté au niveau de la poitrine et la jupe quelque peu froncée.

Les variantes proposées par le patron : manches longues ou sans manche, taille « élastiquée ».

Pour mes versions, je n’ai jamais fait les poches. Ma première version a été découpée dans un jersey rayé trouvé pour un sou dans un bazar, mais pourrait tout à fait se trouver dans les rayons traditionnels de Petit Bateau.

J’ai coupé le patron en taille 36-38 et me suis lancée sans ajustements : toutes les pièces tombent bien et la robe se coud assez rapidement et facilement.
J’ai positionné les rayures à l’horizontale pour le corsage et à la verticale pour la jupe, histoire de ne pas accentuer les hanches et fesses (merci Dame Nature)

Quelques boutons pressions (de la marque Prym, avec la pince Kam…Oui ça fonctionne) et hop c’est réglé ! Alors, pyjama ou robe de plage ?

Désolée pour les photos médiocres et toutes ces rayures piquent les yeux.
Que retenir de cet essai ? Je trouve les manches trop grandes, mais cela peut être dû au tombé du tissu. La jupe nécessite très peu de fronces et la taille est correcte. Comme il s’agissait d’un premier essai, j’ai fait des ourlets rapides à la surjeteuse pour essayer, mais je ne suis pas trop satisfaite du résultat.

Enthousiaste de cette première version, j’en ai coupé deux autres : une dans un tissu maille épais trouvé chez Annie 50 lors de la vente d’atelier à Montréal (les fameux coupons origami), la seconde dans un tissu coton Birch, trouvé chez Coeur de Mailles à Québec.

Pour la première, j’ai fait exactement la même chose que pour la toile, sauf pour les ourlets (on verra qu’aux bras, j’ai adoré ne rien faire).
Voici le résultat (j’ai été généreuse sur la quantité de photos par cette belle journée ensoleillée) :

Je l’adore et ne cesse de la porter. Pour information, les boutonnières ne sont pas nécessaires pour passer la tête : j’ai donc cette fois cousu les boutons directement à travers les deux pattes de boutonnage. Les manches sont plus ajustées car le tissu est plus épais.

La seule modification à faire sera au niveau de l’encolure : la finition proposée est un biais rapporté, mais que l’on coud une fois les pattes de boutonnages formées. On se retrouve donc avec plusieurs épaisseurs et un fini peu propre sur l’intérieur. Merci à Lise Tailor qui a donné une astuce dans son récent épisode de podcast : faire l’encolure avant de coudre les pattes de boutonnage pour que celle-ci soit prise à l’intérieur des pattes. J’ai donc modifié ceci sur ma troisième version.

Malheureusement, j’ai eu un petit couac au moment de la coupe et ai découpé la pièce dos à l’envers. Les petits pioupious ont donc la tête en bas.
Cette fois-ci je n’ai pas mis de manches pour tester une version différente et pouvoir la porter lorsqu’il fait très chaud (on peut rêver).

Je n’ai pas fini les emmanchures au biais comme indiqué dans le patron, mais un petit surjet et un rentré surpiqué, et le tour est joué !

Je n’ai bien sûr pas encore pu en profiter, donc à voir si cette version sera confortable dans ma vie de maman. J’ai le sentiment que ma préférence ira à la version origami (mais c’est peut-être parce qu’elle est bleu marine, isn’t it Perrine ?)

Conclusion : un patron idéal, SIMPLISSIME et rapide à coudre et à décliner dans de nombreuses matières et imprimés. J’en referai, c’est certain !

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Back to basics

Je suis une personne qui aime la routine. Une routine que je me crée et qui me rassure.
Et puis il y a les petites choses qui s’installent malgré moi et deviennent une routine. Par exemple – et j’en viens au fait, rassurez-vous – lorsque je me balade dans les magasins de prêt-à-porter à la fin de l’hiver, j’achète systématiquement une marinière : un t-shirt, un pull, une robe, bref, quelque chose de rayé, comme si cela annonçait un énorme renouveau, alors qu’il s’agit tout bonnement d’un classique que les commerçants ressortent chaque année, parce qu’eux aussi, aiment la routine.
Mais une année les rayures vont être asymétriques, l’année suivante une rayure fluo qui fait toute la différence est venue s’ajouter, une autre année les rayures s’affirment sur un magnifique lin ou lainage fin. Bref, à tous les coups, je me fais avoir.

Et bien sous vos yeux ébahis, et dans mon souci de ne plus trop acheter de pièces fabriquées dans des conditions douteuses et dont les coutures tournent à chaque mouvement, je me suis dit que j’allais, non pas briser cette routine (faut pas déconner, je veux sentir le printemps), mais choisir consciencieusement mes rayures en les créant moi-même.

J’ai donc commencé par tricoter une marinière. Et cela tombait bien, le superbe modèle de Tricot Design MCL me faisait de l’oeil depuis sa sortie l’été dernier. Il est présenté en version multicolore, mais je voulais rester dans le classique. La marinière à avoir dans sa garde-robe comme un bon basique, à porter sur un jean ou sur une robe.

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Ayant déjà tricoté plusieurs fois le fil Rowan Felted Tweed pour différents projets, j’avais très envie de le tricoter pour moi et avais acheté chez Espace Tricot (coucou Montréal !) de jolies pelotes des coloris Clay et Seafarer, avec ce projet précis en tête.

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Mais grosse maligne que je suis, j’ai pris trois pelotes de chaque (au lieu de réfléchir un peu…encore la routine…)
Lorsque j’ai commencé la réalisation, j’ai du acheter deux pelotes supplémentaires de gris clair, la couleur principale, et me retrouve désormais avec une pelote et demi de bleu marine sur les bras. Ah la la, ne pas trop s’en faire, le kid aura probablement sa marinière inversée ces prochains temps.

Le modèle Marinière moderne est proposé dans un fil fingering, à tricoter en aiguilles 3,5 mm. Pour ma part, mon fil étant plus épais, j’ai obtenu le bon échantillon (c’est déjà ça) en aiguilles 3 mm (ça va donc être longuet…)

On commence par tricoter le haut du corps, en aller-retours. J’ai eu un petit couac dès le début à cause du point texturé : ce serait bien trop long à raconter ici et peut-être que je suis un peu bête, mais j’ai du faire le premier rang de point texturé à l’inverse de ce qui est indiqué pour que cela fonctionne (bref, pour les personnes qui se lanceraient, faites votre premier rang de point texturé du dos en fonction de ce que vous allez faire aux deux rangs suivants. Faites jouer l’intuition et bonne chance !)

Une fois lancé, on ne peut pas dire que cela va très vite, mais on ne s’ennuie pas car le tricot est rythmé par les rayures et la texture. C’est répétitif, mais c’est plaisant de compter les rayures.

 

Les manches se font plus rapidement car on enchaîne tout en jersey, on oublie le point texturé. Le plus fastidieux, c’est évidemment de rentrer les quinze mille fils qui traînent à l’intérieur de l’ouvrage. J’ai coupé à chaque fois, comme préconisé, pour éviter une mauvaise tension dans les changements de couleur. Entre deux manches, j’ai rentré la plupart des fils, pour ne pas avoir à tout faire avant le blocage du pull.

 

Le patron est évidemment très bien expliqué, sur le même schéma que le Pull Confiture que j’avais testé pour cette créatrice.

J’aime beaucoup son point texturé qui lui donne un petit plus (qui m’aurait forcément charmée cette année dans un magasin) et ses finitions en côtes torses. Je n’ai pas fait un rabattage tubulaire comme préconisé. Par flemme. Une autre forme de routine de la tricoteuse : la flemme dans les finitions 🙂

Je suis contente du résultat final et j’espère qu’il a une longue carrière de basique devant lui. Je vous laisse avec quelques photos portées et reviendrai bientôt vous présenter ma couture à rayures, enfin…si ça marche…un T-shirt Plantain à volants…. (parce que j’ai vraiment failli me faire avoir dans une boutique la semaine dernière…) 🙂


Modèle : Marinière moderne
Acheter le patron ici
Fil : Rowan Felted Tweed DK, coloris 177 Clay (780 mètres) et 170 Seafarer (269 mètres)
Taille réalisée : S
Aiguilles : 3 mm (corps et manches), 2.5 mm (encolure), 2,25 mm (côtes torses du bas et des manches)

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Turlututu !

Qu’on ne vienne pas me taxer de fille prévisible, je vous présente aujourd’hui…un châle !

Surprise 🙂
C’est rare que je tricote des châles. Parce que je ne sais pas si j’aime en porter. Je crois que oui. Je crois même que je préfère les porter que les tricoter.

J’avais adoré tricoter le Masgot il y a deux ans et je le porte beaucoup. J’ai cette fois-ci réalisé un modèle pour l’anniversaire d’une amie, qui aime beaucoup porter les châles.

J’ai opté pour un modèle gratuit, le Nurmilintu, de Heidi Alander, et pioché deux jolis écheveaux dans mon stock.

Ce modèle est très facile à réaliser et je comprends que les spécialistes des châles en dentelle peuvent s’ennuyer. Il propose des sections de point mousse et de dentelle en alternance. Pour ma part, j’ai trouvé longue la première partie de point mousse, ainsi que fastidieux chaque panneau de dentelle, parce qu’il faut suivre le diagramme, compter, etc…

L’énorme point positif du patron : on peut ajouter autant de sections que l’on désire, et ainsi aller jusqu’au bout de ses écheveaux !

Ici, j’ai ajouté deux sections au total : une au point mousse et un panneau de dentelle. Cet ajout pour utiliser plus de fil, mais aussi lui donner une taille plus importante, car je trouvais la taille originale insuffisante pour bien se placer autour du cou.

Le fil que j’ai choisi est un joli gris moyen, peu nuancé, et teint à la main au Canada, en Nouvelle-Ecosse, par la compagnie Fleece Artist. Composé de 70 % de mérino superfin et 30 % de Tencel, il promet un tricot confortable, souple et très doux.

Je dois avouer qu’il me plaisait bien et me convainc de me lancer dans d’autres modèles : A girl’s best friend d’Isabell Kraemer et Assana Wrap d’Ambah O’Brien. A suivre…

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Modèle : Nurmilintu de Heidi Alander
Par ici pour télécharger le patron (disponible dans 7 langues) 
Fil : Tree wool de Fleece Artist, fil Sport
Coloris : Charcoal
Aiguilles : 4 mm
Quantité utilisée : 492 mètres

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Un air de printemps

Une cousette en ce début du mois de février, pour changer des gros pulls tricotés. L’hiver n’est pas encore parti mais je pense déjà à la garde-robe de printemps…

En fait, non, je ne suis pas aussi organisée ! 😛
Mon amoureux m’avait offert à Noël 1946 le patron du pantalon Port de Pauline Alice. 

Il était temps que je m’y mette ! Cela faisait quelques semaines que le patron PDF était imprimé mais j’avais un peu peur de me lancer dans ce gros projet et par l’idée de devoir monter une braguette. La première barrière psychologique était celle de choisir quelle taille découper. Je pensais qu’il faudrait prendre ses mesures sous toutes les coutures, mais non. Juste une ou deux références et en lisant de nombreux commentaires par les autres couturières qui le trouvaient trop grand, j’ai visé le 36.

La coupe chino 7/8, c’est sympa de la porter loose, mais quand c’est trop détendu ou trop grand, ce n’est plus joli. J’ai donc bien visé. Il est pour le moment ajusté mais se détend de toute façon après quelques heures de vie – et je ne cesse d’espérer de perdre un kiloGRAMME (voire deux?) au printemps.

En bonne élève et pour éviter des déceptions après de nombreuses heures de couture, j’ai réalisé une toile dans un coton bâche, qui fait du bruit quand il est en mouvement, donc aucun regret, car ce tissu n’est pas facile à porter. Je me suis quand même appliquée (des fois que la toile serait portable… hum)

Et bien je me faisais une montagne de la braguette, mais l’étape la plus compliquée a été la première…celle des poches ! Je n’avais jamais fait cette construction et je me suis plantée, juste parce que ma vision dans l’espace est médiocre. J’ai fait deux poches identiques au lieu de symétriques et j’étais perturbée par le fait que mon tissu ne pouvait se distinguer par son endroit ou son envers. Bref, cette petite étape passée, on peut dire que ça se coud tout seul, mais assez longtemps. Il y a de nombreuses étapes de couture, surjets, repassage, mais rien de très compliqué.

Pour la braguette, j’ai eu un petit flou mais la créatrice a mis un tuto en photos sur son blog, parfait pour être accompagnée lors de la pose de la fermeture éclair.

Dès le premier essayage, j’étais très contente de ma toile et je ne lui ai pas apporté les petites finitions (ourlets, passants, boutons) car je la savais non portable à l’avenir.
Pourquoi ? Parce que ma ceinture était trop petite et n’allait pas jusqu’à la braguette.

J’ai donc enchaîné avec ma version finale, dans un joli coton souple vert/bleu.

Voici les modifications que j’ai faites :

  • Ajout de 2-3 cm de chaque côté de la ceinture (j’ai découpé le surplus à la fin, mais j’ai ainsi pu obtenir la bonne longueur sur les milieux devant)
  • Marge de couture extérieure des jambes, du haut au genou = 1,5 cm
    Marge de couture extérieure des jambes, du genou à la cheville = 1 cm (team gros mollets)
  • Pas de surpiqûre de la couture de l’intérieur des jambes

De manière générale, je n’ai pas eu de grosse difficulté, mais je trouve que le patron manque parfois de précisions : par exemple pour les passants, il est indiqué de coudre les bords supérieurs et inférieurs sur la ceinture. Pour ma part, j’ai aligné le bord inférieur sur la surpiqûre de la ceinture, mais je ne suis pas certaine qu’il faille piquer sur le passant. Peut-être faut-il seulement piquer la pliure du passant ? Bref, pour ce genre de détails, je trouve que quelques schémas supplémentaires m’auraient aidée. Je me suis posée pas mal de questions…

Voici quelques photos…

 

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Le p’tit bonus du patron ? Il propose la version short, à tester, même si j’avoue préférer le look du Short Châtaigne 🙂 A bientôt !


Patron : Port de Pauline Alice
PDF = 8 euros. Commander ici

Tissu trouvé dans une vente d’atelier, 100 % coton léger.

 

 

 

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