Trois pour le prix d’une !

Tout le monde ne parle que de lui et l’attend de pied ferme, mais le printemps se fait encore attendre (il paraît que c’est pour la semaine prochaine, nous dit-on chaque lundi)…

Qu’à cela ne tienne, anticipons un peu les cousettes printanières (et continuons à tricoter cosy quelques soirées de plus)
Je viens vous présenter un patron de robe, que j’ai cousue 3 fois ces dernières semaines : il s’agit de la robe Lillan, de la marque Nanoö.

C’est LE modèle phare de l’été 2017 et mon train de retard et moi nous sommes réveillés à Noël 🙂 J’ai reçu le patron en cadeau et me suis enfin lancée dans une première version, la toile.

Le patron est ultra décliné par les couturières, mais la plupart des versions respecte la bande de boutonnage sur le côté au niveau de la poitrine et la jupe quelque peu froncée.

Les variantes proposées par le patron : manches longues ou sans manche, taille « élastiquée ».

Pour mes versions, je n’ai jamais fait les poches. Ma première version a été découpée dans un jersey rayé trouvé pour un sou dans un bazar, mais pourrait tout à fait se trouver dans les rayons traditionnels de Petit Bateau.

J’ai coupé le patron en taille 36-38 et me suis lancée sans ajustements : toutes les pièces tombent bien et la robe se coud assez rapidement et facilement.
J’ai positionné les rayures à l’horizontale pour le corsage et à la verticale pour la jupe, histoire de ne pas accentuer les hanches et fesses (merci Dame Nature)

Quelques boutons pressions (de la marque Prym, avec la pince Kam…Oui ça fonctionne) et hop c’est réglé ! Alors, pyjama ou robe de plage ?

Désolée pour les photos médiocres et toutes ces rayures piquent les yeux.
Que retenir de cet essai ? Je trouve les manches trop grandes, mais cela peut être dû au tombé du tissu. La jupe nécessite très peu de fronces et la taille est correcte. Comme il s’agissait d’un premier essai, j’ai fait des ourlets rapides à la surjeteuse pour essayer, mais je ne suis pas trop satisfaite du résultat.

Enthousiaste de cette première version, j’en ai coupé deux autres : une dans un tissu maille épais trouvé chez Annie 50 lors de la vente d’atelier à Montréal (les fameux coupons origami), la seconde dans un tissu coton Birch, trouvé chez Coeur de Mailles à Québec.

Pour la première, j’ai fait exactement la même chose que pour la toile, sauf pour les ourlets (on verra qu’aux bras, j’ai adoré ne rien faire).
Voici le résultat (j’ai été généreuse sur la quantité de photos par cette belle journée ensoleillée) :

Je l’adore et ne cesse de la porter. Pour information, les boutonnières ne sont pas nécessaires pour passer la tête : j’ai donc cette fois cousu les boutons directement à travers les deux pattes de boutonnage. Les manches sont plus ajustées car le tissu est plus épais.

La seule modification à faire sera au niveau de l’encolure : la finition proposée est un biais rapporté, mais que l’on coud une fois les pattes de boutonnages formées. On se retrouve donc avec plusieurs épaisseurs et un fini peu propre sur l’intérieur. Merci à Lise Tailor qui a donné une astuce dans son récent épisode de podcast : faire l’encolure avant de coudre les pattes de boutonnage pour que celle-ci soit prise à l’intérieur des pattes. J’ai donc modifié ceci sur ma troisième version.

Malheureusement, j’ai eu un petit couac au moment de la coupe et ai découpé la pièce dos à l’envers. Les petits pioupious ont donc la tête en bas.
Cette fois-ci je n’ai pas mis de manches pour tester une version différente et pouvoir la porter lorsqu’il fait très chaud (on peut rêver).

Je n’ai pas fini les emmanchures au biais comme indiqué dans le patron, mais un petit surjet et un rentré surpiqué, et le tour est joué !

Je n’ai bien sûr pas encore pu en profiter, donc à voir si cette version sera confortable dans ma vie de maman. J’ai le sentiment que ma préférence ira à la version origami (mais c’est peut-être parce qu’elle est bleu marine, isn’t it Perrine ?)

Conclusion : un patron idéal, SIMPLISSIME et rapide à coudre et à décliner dans de nombreuses matières et imprimés. J’en referai, c’est certain !

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Back to basics

Je suis une personne qui aime la routine. Une routine que je me crée et qui me rassure.
Et puis il y a les petites choses qui s’installent malgré moi et deviennent une routine. Par exemple – et j’en viens au fait, rassurez-vous – lorsque je me balade dans les magasins de prêt-à-porter à la fin de l’hiver, j’achète systématiquement une marinière : un t-shirt, un pull, une robe, bref, quelque chose de rayé, comme si cela annonçait un énorme renouveau, alors qu’il s’agit tout bonnement d’un classique que les commerçants ressortent chaque année, parce qu’eux aussi, aiment la routine.
Mais une année les rayures vont être asymétriques, l’année suivante une rayure fluo qui fait toute la différence est venue s’ajouter, une autre année les rayures s’affirment sur un magnifique lin ou lainage fin. Bref, à tous les coups, je me fais avoir.

Et bien sous vos yeux ébahis, et dans mon souci de ne plus trop acheter de pièces fabriquées dans des conditions douteuses et dont les coutures tournent à chaque mouvement, je me suis dit que j’allais, non pas briser cette routine (faut pas déconner, je veux sentir le printemps), mais choisir consciencieusement mes rayures en les créant moi-même.

J’ai donc commencé par tricoter une marinière. Et cela tombait bien, le superbe modèle de Tricot Design MCL me faisait de l’oeil depuis sa sortie l’été dernier. Il est présenté en version multicolore, mais je voulais rester dans le classique. La marinière à avoir dans sa garde-robe comme un bon basique, à porter sur un jean ou sur une robe.

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Ayant déjà tricoté plusieurs fois le fil Rowan Felted Tweed pour différents projets, j’avais très envie de le tricoter pour moi et avais acheté chez Espace Tricot (coucou Montréal !) de jolies pelotes des coloris Clay et Seafarer, avec ce projet précis en tête.

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Mais grosse maligne que je suis, j’ai pris trois pelotes de chaque (au lieu de réfléchir un peu…encore la routine…)
Lorsque j’ai commencé la réalisation, j’ai du acheter deux pelotes supplémentaires de gris clair, la couleur principale, et me retrouve désormais avec une pelote et demi de bleu marine sur les bras. Ah la la, ne pas trop s’en faire, le kid aura probablement sa marinière inversée ces prochains temps.

Le modèle Marinière moderne est proposé dans un fil fingering, à tricoter en aiguilles 3,5 mm. Pour ma part, mon fil étant plus épais, j’ai obtenu le bon échantillon (c’est déjà ça) en aiguilles 3 mm (ça va donc être longuet…)

On commence par tricoter le haut du corps, en aller-retours. J’ai eu un petit couac dès le début à cause du point texturé : ce serait bien trop long à raconter ici et peut-être que je suis un peu bête, mais j’ai du faire le premier rang de point texturé à l’inverse de ce qui est indiqué pour que cela fonctionne (bref, pour les personnes qui se lanceraient, faites votre premier rang de point texturé du dos en fonction de ce que vous allez faire aux deux rangs suivants. Faites jouer l’intuition et bonne chance !)

Une fois lancé, on ne peut pas dire que cela va très vite, mais on ne s’ennuie pas car le tricot est rythmé par les rayures et la texture. C’est répétitif, mais c’est plaisant de compter les rayures.

 

Les manches se font plus rapidement car on enchaîne tout en jersey, on oublie le point texturé. Le plus fastidieux, c’est évidemment de rentrer les quinze mille fils qui traînent à l’intérieur de l’ouvrage. J’ai coupé à chaque fois, comme préconisé, pour éviter une mauvaise tension dans les changements de couleur. Entre deux manches, j’ai rentré la plupart des fils, pour ne pas avoir à tout faire avant le blocage du pull.

 

Le patron est évidemment très bien expliqué, sur le même schéma que le Pull Confiture que j’avais testé pour cette créatrice.

J’aime beaucoup son point texturé qui lui donne un petit plus (qui m’aurait forcément charmée cette année dans un magasin) et ses finitions en côtes torses. Je n’ai pas fait un rabattage tubulaire comme préconisé. Par flemme. Une autre forme de routine de la tricoteuse : la flemme dans les finitions 🙂

Je suis contente du résultat final et j’espère qu’il a une longue carrière de basique devant lui. Je vous laisse avec quelques photos portées et reviendrai bientôt vous présenter ma couture à rayures, enfin…si ça marche…un T-shirt Plantain à volants…. (parce que j’ai vraiment failli me faire avoir dans une boutique la semaine dernière…) 🙂


Modèle : Marinière moderne
Acheter le patron ici
Fil : Rowan Felted Tweed DK, coloris 177 Clay (780 mètres) et 170 Seafarer (269 mètres)
Taille réalisée : S
Aiguilles : 3 mm (corps et manches), 2.5 mm (encolure), 2,25 mm (côtes torses du bas et des manches)

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Turlututu !

Qu’on ne vienne pas me taxer de fille prévisible, je vous présente aujourd’hui…un châle !

Surprise 🙂
C’est rare que je tricote des châles. Parce que je ne sais pas si j’aime en porter. Je crois que oui. Je crois même que je préfère les porter que les tricoter.

J’avais adoré tricoter le Masgot il y a deux ans et je le porte beaucoup. J’ai cette fois-ci réalisé un modèle pour l’anniversaire d’une amie, qui aime beaucoup porter les châles.

J’ai opté pour un modèle gratuit, le Nurmilintu, de Heidi Alander, et pioché deux jolis écheveaux dans mon stock.

Ce modèle est très facile à réaliser et je comprends que les spécialistes des châles en dentelle peuvent s’ennuyer. Il propose des sections de point mousse et de dentelle en alternance. Pour ma part, j’ai trouvé longue la première partie de point mousse, ainsi que fastidieux chaque panneau de dentelle, parce qu’il faut suivre le diagramme, compter, etc…

L’énorme point positif du patron : on peut ajouter autant de sections que l’on désire, et ainsi aller jusqu’au bout de ses écheveaux !

Ici, j’ai ajouté deux sections au total : une au point mousse et un panneau de dentelle. Cet ajout pour utiliser plus de fil, mais aussi lui donner une taille plus importante, car je trouvais la taille originale insuffisante pour bien se placer autour du cou.

Le fil que j’ai choisi est un joli gris moyen, peu nuancé, et teint à la main au Canada, en Nouvelle-Ecosse, par la compagnie Fleece Artist. Composé de 70 % de mérino superfin et 30 % de Tencel, il promet un tricot confortable, souple et très doux.

Je dois avouer qu’il me plaisait bien et me convainc de me lancer dans d’autres modèles : A girl’s best friend d’Isabell Kraemer et Assana Wrap d’Ambah O’Brien. A suivre…

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Modèle : Nurmilintu de Heidi Alander
Par ici pour télécharger le patron (disponible dans 7 langues) 
Fil : Tree wool de Fleece Artist, fil Sport
Coloris : Charcoal
Aiguilles : 4 mm
Quantité utilisée : 492 mètres

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Un air de printemps

Une cousette en ce début du mois de février, pour changer des gros pulls tricotés. L’hiver n’est pas encore parti mais je pense déjà à la garde-robe de printemps…

En fait, non, je ne suis pas aussi organisée ! 😛
Mon amoureux m’avait offert à Noël 1946 le patron du pantalon Port de Pauline Alice. 

Il était temps que je m’y mette ! Cela faisait quelques semaines que le patron PDF était imprimé mais j’avais un peu peur de me lancer dans ce gros projet et par l’idée de devoir monter une braguette. La première barrière psychologique était celle de choisir quelle taille découper. Je pensais qu’il faudrait prendre ses mesures sous toutes les coutures, mais non. Juste une ou deux références et en lisant de nombreux commentaires par les autres couturières qui le trouvaient trop grand, j’ai visé le 36.

La coupe chino 7/8, c’est sympa de la porter loose, mais quand c’est trop détendu ou trop grand, ce n’est plus joli. J’ai donc bien visé. Il est pour le moment ajusté mais se détend de toute façon après quelques heures de vie – et je ne cesse d’espérer de perdre un kiloGRAMME (voire deux?) au printemps.

En bonne élève et pour éviter des déceptions après de nombreuses heures de couture, j’ai réalisé une toile dans un coton bâche, qui fait du bruit quand il est en mouvement, donc aucun regret, car ce tissu n’est pas facile à porter. Je me suis quand même appliquée (des fois que la toile serait portable… hum)

Et bien je me faisais une montagne de la braguette, mais l’étape la plus compliquée a été la première…celle des poches ! Je n’avais jamais fait cette construction et je me suis plantée, juste parce que ma vision dans l’espace est médiocre. J’ai fait deux poches identiques au lieu de symétriques et j’étais perturbée par le fait que mon tissu ne pouvait se distinguer par son endroit ou son envers. Bref, cette petite étape passée, on peut dire que ça se coud tout seul, mais assez longtemps. Il y a de nombreuses étapes de couture, surjets, repassage, mais rien de très compliqué.

Pour la braguette, j’ai eu un petit flou mais la créatrice a mis un tuto en photos sur son blog, parfait pour être accompagnée lors de la pose de la fermeture éclair.

Dès le premier essayage, j’étais très contente de ma toile et je ne lui ai pas apporté les petites finitions (ourlets, passants, boutons) car je la savais non portable à l’avenir.
Pourquoi ? Parce que ma ceinture était trop petite et n’allait pas jusqu’à la braguette.

J’ai donc enchaîné avec ma version finale, dans un joli coton souple vert/bleu.

Voici les modifications que j’ai faites :

  • Ajout de 2-3 cm de chaque côté de la ceinture (j’ai découpé le surplus à la fin, mais j’ai ainsi pu obtenir la bonne longueur sur les milieux devant)
  • Marge de couture extérieure des jambes, du haut au genou = 1,5 cm
    Marge de couture extérieure des jambes, du genou à la cheville = 1 cm (team gros mollets)
  • Pas de surpiqûre de la couture de l’intérieur des jambes

De manière générale, je n’ai pas eu de grosse difficulté, mais je trouve que le patron manque parfois de précisions : par exemple pour les passants, il est indiqué de coudre les bords supérieurs et inférieurs sur la ceinture. Pour ma part, j’ai aligné le bord inférieur sur la surpiqûre de la ceinture, mais je ne suis pas certaine qu’il faille piquer sur le passant. Peut-être faut-il seulement piquer la pliure du passant ? Bref, pour ce genre de détails, je trouve que quelques schémas supplémentaires m’auraient aidée. Je me suis posée pas mal de questions…

Voici quelques photos…

 

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Le p’tit bonus du patron ? Il propose la version short, à tester, même si j’avoue préférer le look du Short Châtaigne 🙂 A bientôt !


Patron : Port de Pauline Alice
PDF = 8 euros. Commander ici

Tissu trouvé dans une vente d’atelier, 100 % coton léger.

 

 

 

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Pull Tensho (pour temps froid)

Alors que j’avais, à juste titre, convenu avec moi-même de faire une petite pause dans le tricot de pull pour satisfaire la place restante dans mon armoire, j’avais en tête un motif de jacquard repéré depuis un mois… Ce modèle de pull, Tensho – qui porte le nom d’une artiste ayant travaillé à l’encre Sumi au XIVème siècle (voyez bien, chacun sa folie), m’a tapé dans l’oeil et s’est installé, l’air de rien, dans mon hémisphère droit.

Au beau milieu de la nuit, mon hémisphère gauche s’est manifesté en me criant : « Mais c’est bien sûr ! Défais ton bonnet rose trop grand, file acheter de la laine grise, et tu as la combinaison de couleurs idéale pour ce pull – ok bye ! »

Donc, toujours suivre son instinct et obéir aux bons conseils nocturnes. J’ai donc défait ce bonnet tricoté il y a deux ans, que je trouvais superbe, mais un peu trop grand.

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Défait, remis en écheveau, lavé et défrisé, j’ai retrouvé ce fil d’excellente qualité, teint par Dragonfly Fibers (Canada).

J’ai ensuite trouvé un fil 100% laine de chez Rowan, d’un gris moyen, sans trop de nuance, et me suis lancée juste avant de partir en vacances.
J’ai commencé par faire les deux manches, pour me familiariser avec le motif et estimer le rendu tissé. Cela monte très vite et j’étais tellement excitée à l’idée de le porter qu’en quelques heures, mes manches étaient prêtes !

J’ai ensuite attaqué le bas du corps, en rond. On y trouve un rappel du motif principal.

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En quelques soirée, le corps a été réalisé et j’ai pu me réjouir de faire le motif principal dès mon retour à la maison. Très addictif, le modèle se réalise peut-être un peu trop rapidement. Pour la première fois depuis très longtemps, j’étais partagée entre le plaisir de le tricoter et le voir évoluer, mais aussi l’obsession de le porter lors du mois le plus frais de l’année.

J’ai eu beaucoup d’hésitations sur l’encolure, que je trouvais assez grossière de prime abord. J’ai pensé défaire les côtes et faire un rang de mailles serrées au crochet pour avoir quelque chose de plus évasé et plus fin. Mais j’ai décidé de le porter ainsi en guise de test et depuis, je n’y ai plus vraiment pensé, tout va bien 🙂

Voici quelques images….

Depuis, la créatrice a sorti le bonnet assorti et j’y pense, pour finir mes restes de laine…
Peut-être l’hiver prochain !

J’apprécie beaucoup de le porter en fin de semaine pour les sorties au parc, car il est bien chaud et confortable.

Allez promis, je me calme (un peu) sur les pulls et vous reviens prochainement avec d’autres projets.


Modèle : Tensho Pullover, de Béatrice Perron Dahlen 
Fil : Pure Wool Superwash Worsted de Rowan, coloris 112 Moonstone (gris) – 720 mètres et Dragonfly Fibers qualité Traveller, coloris Coleus – 100 mètres
Taille : la plus petite (32.5″)
Aiguilles : 4 (côtes) et 4,5 mm (jersey et jacquard)

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Le cardi Carvi

Bonjour 2018 (et tout le monde !)

Ici, pas de bilan de l’année créative 2017 ni de grands projets pour les prochains mois. Simplement se laisser porter au gré des envies…

Je vous présente aujourd’hui le dernier patron de Marie-Amélie Designs : le gilet Carvi.
Comme d’habitude, elle nous éblouit avec un modèle de pièce basique, teinté de détails originaux (mailles glissées sur l’empiècement des épaules) et de texture (point de blé) pour mettre en valeur les jolis fils.

Je me suis inscrite pour le tester, sur un coup de tête, alors que j’avais pensé quelques heures avant que les dates butoir en tricot ne m’apportaient pas uniquement de la joie.

Bref, une fois le patron reçu, j’ai réalisé un échantillon dans un fil « Norvège » de Bergère de France. Le résultat n’était pas satisfaisant : j’étais soucieuse du rendu du point dans cette qualité.

J’ai donc opté pour un fil devenu une « antiquité » dans mon stock, puisque je l’ai acheté en avril 2014, lors de la grande braderie annuelle BDF qui a lieu en banlieue de Montréal chaque printemps ; il s’agit du fil Pure Nature, une qualité discontinue depuis (pas étonnant)

J’ai donc 10 pelotes à métrage assez faible, composées de 50 % d’alpaga et 50 % de laine peignée. C’est écrit « fil authentique » sur l’étiquette; le coloris est Régate, un joli gris moyen.

J’ai ce jour-là acheté la même quantité en jaune (jonquille) et en rose (bonbon) : le tout hiberne paisiblement dans mon placard.

Dès le montage, je me dis qu’en choisissant ce fil, je ferai un corps de gilet plus court que le modèle, pour éviter un effet mémérisant, mais également limiter la casse en termes de quantité de fil utilisé.

J’ai testé la taille 90 et comme d’habitude, les explications et la construction sont au top, que ce soit dans la clarté des informations mais aussi dans le plaisir de tricoter et l’objet final.

On commence par l’encolure et l’empiècement des épaules : le tout est rythmé par les augmentations, la fantaisie des mailles glissées et le point de blé, bref, on ne s’ennuie pas.

 

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J’ai tricoté les pattes de boutonnage avant d’attaquer les manches, afin de bien gérer ma quantité de fil. Il me reste quasiment une pelote entière, parce que j’ai raccourci le corps. Je compte 7 boutonnières au lieu des 11 indiquées sur le patron : comme plusieurs testeuses ont mentionné des avis différents sur les boutonnières, l’instruction finale a peut-être été modifiée.

Bilan des courses ? Il n’y a quasiment rien à dire sur ce modèle, si ce n’est le conseiller. A noter toutefois, car ce n’est pas le plus fréquent, les manches sont assez larges et ont un effet légèrement gonflant jusqu’au poignet. C’est moins à mon goût, mais j’ai respecté les instructions pour jouer le jeu du test. J’ai énormément réduit la longueur des manches (naine un jour…)

Le gilet reste cependant un projet en demi-teinte pour ma part, à cause de ce fil pourri, disons-le. D’abord, je ne suis pas très sensible aux odeurs, mais j’ai trouvé que les pelotes sentaient le goudron. Ensuite, le fil a déteint sur mes doigts pendant la réalisation. Sur mes aiguilles itou (là je peux bien pester, non ?) – Pour couronner le tout, j’ai trouvé quelques noeuds dans mes pelotes.

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Suite au premier bain, le fil s’est excessivement détendu, probablement à cause de la lourdeur de l’alpaga. Ce facteur (on parle du fil, pas de l’alpaga…) a pourtant bien fait mon affaire, puisque j’ai un gilet qui a la bonne taille, et non un cardigan court.

Je lui ai offert de jolis boutons en métal.

Finalement, je peux dire que j’aimerais le refaire un jour, dans un joli fil plus fin, plus nuancé. C’est donc devenu un gilet que je porte plutôt à la maison, à voir s’il peut faire office de petite veste d’extérieur au printemps. Par contre, son potentiel chaleur n’est vraiment pas à remettre en question !

 

 

A la prochaine 🙂

Modele : Carvi de Marie-Amélie Designs
Taille : 90 cm (buste)
Fil : Pure Nature de Bergère de France
Coloris : Régate
Quantité : 9.1 pelotes, soit 740 mètres (455 grammes)
Aiguilles : 5 mm

 

 

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Le pull Confiture

On a envie de dire « Miam » dès le début et finalement, il ne sera pas vraiment question de petit-déjeuner sucré dans cet article, mais de tricot (pour changer, hum).

Je présente aujourd’hui un pull tricoté au mois d’octobre, en test, pour Marie-Christine Lévesque, alias Tricot Design MCL, une créatrice de patrons à ses heures perdues, qui vit au Nouveau-Brunswick.

Lorsqu’elle a montré son nouveau modèle dans son podcast Les Bas du Fleuve , j’ai été conquise par la simplicité du pull et ses petits détails de point mousse sur les poches. Elle l’a conçu pour les fils bariolés qu’on trouve très beaux mais dont on ne sait que faire, si l’on est pas châleux (des tricoteurs de châles, ce n’est pas dans le dictionnaire, ndlr).

Je l’ai donc contactée pour le test, car j’avais, depuis 2 ans, trois magnifiques écheveaux de laine « speckled » achetées en mode coup de foudre, comme je sais SI bien faire ❤ ❤ ❤

Echantillon ok et patron reçu, je me lance avec mon beau fil Sock de Hedgehog Fibres, coloris « Typewriter » : un joli blanc teinté de touches noires et légèrement mauves, pour donner un effet ancienne machine à écrire et buvard. J’adore ces couleurs et je suis très contente que ce fil s’accorde, selon moi, parfaitement avec ce modèle. J’ai été conquise dès les premiers essayages.

J’ai réalisé la taille S et je dois dire que le patron était très bien écrit, et concis. Il est cependant tout à fait accessible aux débutant(e)s.  Je n’ai pas eu beaucoup de remarques à faire, si ce n’est quelques précisions à ajouter.

Voici les modifications que j’ai effectuées :
– longueur des manches : 39 cm avant côtes (au lieu de 41 cm)
– côtes des poignets en aiguilles 2.25 mm (pour de basses raisons matérielles, je n’ai pas de 3 mm en 23 cm). Longueur = 5,5 cm au lieu de 8 cm
– rabattage classique pour les poignets (elle préconise un rabattage tubulaire)

C’est un tricot agréable à réaliser car on ne s’ennuie pas, c’est rythmé par le point mousse et l’arrivée des poches en bas, mais relaxant pour les neurones malgré tout. J’adore le porter, même si j’y fais très attention parce que je veux le garder longtemps. Il se marie aussi bien avec un jean noir ou bleu qu’avec une petite jupe.

Et voilà !
Mon armoire semble comblée de pulls et gilets, donc les prochains tricots seront plutôt des accessoires ou des pièces pour mon petit prince.

A bientot 🙂


Modèle : Confiture
Designer : Tricot Design MCL
Acheter le patron
Taille : S
Fil : Sock, Hedgehog Fibres, coloris Typewriter
Quantité : 1012 mètres
Aiguilles : 2,25, 3 et 3,5 mm

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